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12 avril 2021
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Un carburant un peu plus cher à la pompe et une lubrification efficace sont autant d’atouts à même de prolonger les principaux composants mécaniques des véhicules composant sa flotte. Des choix qui constituent une étape critique dans l’amélioration de la productivité et surtout la réalisation d’importantes économies en matière de TCO.

Assurer des niveaux élevés de fiabilité et de sécurité, tant pour leurs véhicules que pour leurs collaborateurs, tout en minimisant l’ensemble des coûts d’exploitation afin de rester compétitifs, telle est l’équation que doit résoudre en permanence toute entreprise disposant d’un ou plusieurs véhicules. De la sorte, plusieurs opérateurs tiennent déjà compte du coût total d’exploitation, le TCO, pour prendre leurs décisions sur l’entretien et sur les performances opérationnelles des équipements.

Dans leur viseur, le coût par kilomètres qui est impacté par les frais de maintenance et par les dépenses en carburant. Encore faut-il y ajouter le besoin presque vital de prolonger, autant que faire se peut, la durée d’exploitation de leurs engins.

«Vous savez, les frais de maintenance s’élèvent généralement entre 10 et 15 % du total des coûts d’exploitation des véhicules», nous explique ce responsable en charge de la commercialisation et de la distribution de carburants et de lubrifiants d’un grand groupe pétrolier dans le Royaume.

Affinant son propos, il poursuit : «quand ils cherchent à faire des économies, les propriétaires ou gestionnaires de flottes commencent souvent par cibler le carburant, mais aussi, et surtout les lubrifiants pour réduire leurs coûts».

Précisément, parmi les leviers concourant à faire baisser la facture pour ce qui est du carburant, le choix des véhicules demeure important. Ainsi, le ratio de consommation mixte, bien que largement surestimé par tous les constructeurs, donne une indication globale sur le niveau de consommation des engins.

Par ailleurs, toute entreprise peut décider de l’opérateur pétrolier qui lui convient et d’opter par exemple pour l’achat de cartes de carburant et autres avantages associés.

Faut-il préciser qu’un carburant dont les composants chimiques sont sensiblement supérieurs à un carburant classique (ne serait-ce que par l’ajout d’additifs), assorti d’une tarification supérieur à la pompe, contribue notamment à prolonger la durée de vie de la mécanique, à atténuer favorablement la consommation globale et, par conséquent, à réaliser de substantielles économies.

À y associer également, le comportement du conducteur qui constitue un moyen efficace pour réduire le budget de carburant annuel d’une flotte automobile en entreprise.

L’incontournable levier lubrifiant

Toute entreprise peut décider de l’opérateur pétrolier qui lui convient et d’opter par exemple pour l’achat de cartes de carburant et autres avantages associés.

Le volet lubrifiant demeure déterminant dans l’exploitation quotidienne des engins, et plus particulièrement des poids lourds.

«Une entreprise peut facilement se dire qu’elle réalise des économies en achetant des huiles et des graisses bon marché», laisse entendre notre interlocuteur.

Il poursuit son raisonnement : «le problème, c’est que le responsable de flotte n’a pas une idée précise sur la qualité des produits. Or ces derniers peuvent en fin de compte s’avérer plus coûteux».

Selon les professionnels pétroliers, pour éviter les fausses économies, il est préférable de choisir des produits de qualité supérieure à des prix concurrentiels, qui offrent une excellente protection de l’équipement et qui peuvent ainsi contribuer à réduire les coûts.

«Si l’on en croit une étude sur l’industrie internationale réalisée par notre groupe courant 2017, plus de la moitié des gestionnaires de flottes interrogés ont admis que leurs mauvais choix de lubrification avaient entraîné des pannes de véhicules», a poursuivi notre interlocuteur.

À en croire les professionnels, l’impact des lubrifiants sur le TCO est nettement sous-estimé. Pour en évaluer leurs effets, il faut pouvoir les mesurer sur la flotte, sur le budget alloué à la maintenance, mais aussi sur les coûts éventuels en termes de production si l’engin de travail est momentanément à l’arrêt.

Ce qui contribue à générer de réelles économies qui peuvent être supérieures au prix du lubrifiant lui-même.

Une huile moteur de qualité supérieure permet d’éliminer les dépôts et maintient ainsi la propreté et la protection du moteur contre l’usure. Elle contribue à améliorer la durée de vie des composants, les temps d’arrêt des véhicules, les intervalles de vidange et donc le coût par kilomètre de la flotte.

Bien choisir son lubrifiant

Concrètement pour réduire les coûts, il faut choisir une graisse ou un lubrifiant adapté. Et ce n’est pas tout, car il faut également savoir les manipuler, le faire au bon endroit, au bon moment, conformément aux spécifications édictées par le constructeur, le tout étant effectué par du personnel qualifié.

Qu’ils s’agissent de blocs diesel hautes performances, de transmissions, d’essieux ou de roulements de roue, chaque composant technique requiert des exigences de lubrification.

Dans cette optique, les pétroliers effectuent en laboratoire d’innombrables heures d’essais, idem dans des conditions réelles de roulage pendant le processus de développement. Le choix du lubrifiant ou de la graisse repose souvent sur une combinaison des caractéristiques de conception de l’équipement mécanique, de la façon dont il faut l’alimenter, sans oublier les contraintes liées à l’environnement dans lequel évolue l’engin.

Dans le détail, ces mécaniques qui fonctionnent à des températures très élevées sont soumises à de multiples contraintes pouvant nuire à leur bon rendement.

Du coup, une huile moteur de qualité supérieure permet d’éliminer les dépôts et maintient ainsi la propreté et la protection du moteur contre l’usure. Elle contribue à améliorer la durée de vie des composants, les temps d’arrêt des véhicules, les intervalles de vidange et donc le coût par kilomètre de la flotte.

Organes protégés

«Quand un véhicule est soumis à de fortes charges, par exemple pour monter des pentes raides ou traverser des pistes sableuses comme c’est le cas dans le Royaume, les huiles de transmission peuvent être exposées à des températures très élevées», argumente notre responsable pétrolier.

Et d’ajouter : «dans ces conditions difficiles, le lubrifiant doit assurer une protection durable sans se dégrader ni entraîner d’accumulation de dépôts susceptibles de réduire l’efficacité de transmission ou encore de favoriser l’usure des composants».

Il nous indique également qu’une huile de qualité supérieure a une durée de vie étendue et ses performances sont maintenues pendant un intervalle de vidange plus long.

En tout état de cause, une gestion efficace de la lubrification peut contribuer à dégager de la valeur en améliorant la productivité et en réduisant la consommation de lubrifiant, les coûts de maintenance et les coûts d’exploitation.

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