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21 septembre 2019
FLOTOMOBIL
Eco conduite

Adopter un comportement éco-conducteur est une démarche opérationnelle simple et efficace, pouvant se traduire pour l’entreprise par de notables économies au sein de sa flotte automobile, mais aussi par une sécurité routière de ses conducteurs, voire même une préservation environnementale. Listing des dix règles d’or à suivre : certaines à insuffler aux conducteurs, d’autres à appliquer par les gestionnaires de flotte pour tirer profit de l’éco-conduite et optimiser les coûts d’usage des véhicules.

Rappelons que le coût total de possession d’un véhicule (TCO véhicule) est impacté significativement de 20 à 50% par le TCO conducteur qui tient compte du comportement de conduite des collaborateurs.

Ainsi, une conduite nerveuse, un roulage avec des pneus sous-gonflés, ou encore un manque de suivi des entretiens, peuvent augmenter les fréquences de passage à la pompe, et par conséquent, des dépenses supplémentaires de l’ordre de 20% pour le carburant, sans parler des surcoûts liés aux sinistres.

Plusieurs solutions existent notamment via la télématique embarquée pour tracer et agir sur le comportement des conducteurs, mais des conseils proposés par l’éco-conduite, permettent de minorer l’impact.

1 – Vérifier l’état du véhicule


Chaque conducteur, avant de prendre le volant de son véhicule, doit s’inculquer certains réflexes pour rouler en toute sécurité et réduire au maximum les surconsommations, en commençant par vérifier la pression des pneus : Une différence de pression de 1 bar, engendre une consommation en carburant de 4 à 6% en plus.

Par contre, une bonne pression des pneus voire légèrement sur-gonflés peut économiser entre 3 à 5% de carburant.

Viennent ensuite les niveaux de l’huile, du liquide de freins et du lave-glace qui sont des éléments à vérifier impérativement au moins une fois par mois afin de s’assurer que le véhicule est en bon état et renforcer la sécurité du conducteur. Un véhicule mal entretenu avec une huile usagée ou un filtre colmaté, peut entraîner une surconsommation de 20 %.

Aussi, prendre le volant d’une voiture avec un pare-brise propre et s’assurer du bon fonctionnement de l’éclairage, permettent d’anticiper les manœuvres et donc les risques routiers.

2 – Éviter les surcharges inutiles

Il est à noter qu’un poids supplémentaire de 100 kilogrammes augmente la consommation du carburant de 5%.

De ce fait, il est recommandé de supprimer les charges inutiles, voire même démonter après emploi au niveau des véhicules utilitaires, les galeries de toit ou les accessoires nécessaires dans certains segments pour transporter des objets longs ou encombrants, vu qu’ils détériorent l’écoulement de l’air sur la carrosserie et engendrent même à vide une hausse de carburant et des émissions de CO2.

3 – Ne pas abuser de la climatisation

Nul besoin de rappeler qu’en roulant avec la climatisation activée, les consommations de carburant augmentent de 10% sur la route et de 25% en ville.

De bonnes raisons pour convaincre le conducteur à rouler la fenêtre ouverte, ainsi que de produire un courant d’air dans le véhicule afin de refroidir les habitacles surchauffés avant d’enclencher la climatisation, tout en respectant un écart de 5% au maximum entre la température intérieure et extérieure.

4 – Ne pas accélérer à fond en début de parcours

Pour avoir un réflexe éco-conducteur, il faut chasser l’ancienne habitude qui consistait à faire chauffer le moteur avant de prendre la route.

Néanmoins, l’une des règles de base de l’éco-conduite est de rouler à vitesse modérée en début de parcours sans accélérer à fond et de faire passer rapidement la vitesse supérieure pour économiser du carburant à froid. Notez que le moteur pollue et consomme moins à chaud et que la température normale n’est atteinte qu’après seulement cinq kilomètres de roulage.

5 – Utiliser le moteur à bon escient

Pour les anciennes générations de véhicules, il est recommandé de couper le contact du moteur à chaque fois que l’arrêt est supérieur à 30 secondes.

Cela permet de préserver non seulement le système de démarrage, mais aussi d’économiser le carburant; vu que le moteur à l’arrêt ne consomme qu’entre 0,5 et 1 litre à l’heure.

Par contre, pour les nouvelles générations de véhicules dotés du système Stop & Start avec la fonctionnalité Eco activé, le moteur est coupé et rallumé à plusieurs reprises au cours d’un trajet, ce qui fait qu’elles ne consomment pas davantage de carburant.

6 – Optimiser le passage des vitesses

L’une des règles les plus importantes pour économiser un maximum de carburant consiste à enclencher la vitesse supérieure sur un moteur diesel quand le régime du moteur est autour de 2.000/ 2.500 tours par minute.

Sur un moteur essence, il est recommandé de passer le rapport supérieur autour de 2.500 et 3.000 tours par minute.

7 – Anticiper au volant

L’autre règle de base de la conduite responsable et économe consiste à garder son sang froid et anticiper les manœuvres de la conduite pour éviter les accélérations brusques et les freinages inutiles.

Une conduite agressive en ville peut faire augmenter les consommations de carburant de 40% par rapport à une conduite normale. Aussi, il est recommandé d’utiliser le frein moteur au maximum et ne pas rouler en roue libre car le moteur consomme bien du carburant pour maintenir le ralenti.

Par contre, les moteurs d’aujourd’hui coupent automatiquement l’arrivée de carburant dès que l’on lève le pied de la pédale de l’accélérateur.

8 – Respecter les limitations de vitesse

Respecter les limitations de vitesse a l’avantage de renforcer la sécurité du conducteur d’un côté, mais aussi de faire des économies en consommation de carburant : Comptez au moins un litre de surconsommation pour chaque 10 km/ h de plus.

Dans tous les cas, au dessus de 40 km/h, il est conseillé de maintenir une vitesse régulière sans à-coups.

9 – Mettre en place une démarche d’éco-conduite

Plusieurs actions peuvent être menées pour instaurer une démarche d’éco-conduite au sein d’une flotte automobile, allant de la simple sensibilisation des conducteurs à des séances de formation, en passant par des simulateurs de conduite pour traiter des cas pratiques.

Néanmoins, pour avoir des résultats positifs et maximiser les chances de réussite d’une telle action, le mieux serait de passer avant tout par une phase d’analyse pour déterminer les objectifs à atteindre, les services et les directions à faire interagir pour l’application du projet, les conducteurs concernés par l’apprentissage, le budget alloué…

Un projet de changement qui nécessite l’implication du management de l’entreprise pour être instauré sur le long terme, et réaliser des économies importantes.

10 – Procéder à des piqûres de rappel

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que les mauvaises habitudes et les mauvais réflexes reprennent très vite le dessus s’il n’y a pas de suivi et de contrôle.

Toutefois, si avec les actions menées envers les conducteurs, l’entreprise a pu réaliser des économies satisfaisantes en énergies fossiles, des piqûres de rappel doivent être faites régulièrement pour maintenir les résultats dans le temps.

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