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21 septembre 2019
FLOTOMOBIL

Francesco Monaco, Président Directeur Général de FCA Maroc

Rencontre

Nous avons toutes les cartes en main pour réussir !

C’est début avril que la nomination de Francesco Monaco à la tête de Fiat Chrysler Automobile Maroc a été officialisée. Le nouveau Président directeur général de la filiale locale de la firme italienne a profité du dernier Salon Auto Expo pour se faire une idée plus précise quant aux potentialités des marques automobiles dont il a désormais la charge. De quoi lui donner un avant-goût sur ses prochaines missions, lui qui ambitionne notamment de faire évoluer l’image de marque de FCA Maroc et surtout d’en augmenter les parts de marché. C’est en toute décontraction, mais avec détermination qu’il a levé le voile sur une partie de sa stratégie future de développement.

Flotomobil : Vous êtes désormais à la tête de FCA Maroc. Quel a été votre parcours professionnel ?

Francesco Monaco : Mon parcours professionnel est assez éclectique au sein de FCA, un Groupe que j’ai intégré il y a 23 ans de cela. J’y ai mené plusieurs missions, notamment en tant que responsable du service après-vente en Belgique et aux Pays-Bas entre 2005 et 2007.

J’ai été nommé par la suite Area Manager Fiat Professionnal pour les pays d’Europe du Nord-Scandinavie jusqu’en 2011, puis responsable grands comptes internationaux des flottes pendant deux ans. J’ai occupé jusqu’en 2015 la fonction de Directeur commercial de l’Afrique centrale pour les véhicules particuliers et enfin j’ai hérité du poste de Directeur commercial Afrique et Moyen-Orient.

Différentes fonctions qui m’ont valu d’être promu Directeur général de FCA Égypte en 2017.

Que retenez-vous de cette dernière édition du Salon Auto Expo ?

J’avais déjà suivi de très près les précédentes éditions et c’est donc la première fois que j’y assiste en tant que PDG de FCA Maroc.

Un événement qui s’est soldé pour nous par d’excellents résultats commerciaux, mais qui m’a surtout permis de prendre le pouls sur le terrain de l’ensemble de nos équipes commerciales et marketing, tout en ayant une vision plus précise sur les attentes de la clientèle et sur notre potentiel commercial pour l’ensemble de nos marques.

Justement, quelles sont vos premières conclusions s’agissant de ce potentiel commercial dans le Royaume ?

J’ai été agréablement surpris par l’engouement de la clientèle pour la Tipo, notamment pour la déclinaison quatre-portes. Cette famille de modèles (avec la Tipo cinq-portes ndlr) constitue un axe stratégique du développement commercial de la gamme des véhicules Fiat.

Outre les clients particuliers, elle nous permet également d’investir le segment des flottes, tant pour les loueurs que pour les véhicules d’entreprises. Il y a clairement en la matière un réel potentiel commercial et j’entends m’y employer pleinement d’autant que je connais bien ce business pour y avoir travaillé pendant quatre ans en Italie.

Avez-vous déjà quelques idées pour rentabiliser ce business de la flotte ?

Vis-à-vis des loueurs et des entreprises, outre la qualité et la fiabilité de nos véhicules qui ne sont plus à démontrer, la notion d’offres de services, adossée à un tarif attractif, sont autant d’arguments qui nous permettront de conserver, sinon d’accroître, notre compétitivité dans le segment.

Nous disposons d’ailleurs d’une gamme dite «Business» qui s’articule autour de la plupart des véhicules particuliers Fiat, allant de la famille 500 à la famille Tipo, en passant par la Panda. Sachez que pour les PME, nous proposons des conditions particulières, notamment, à toutes les entreprises assujetties à la TVA, ou celles ayant des contrats d’agence. Nous leur proposons des solutions de mobilité personnalisées pour simplifier la gestion de leur parc.

Sachez que Fiat accompagne également les taxis, les auto-écoles, les associations, en leur proposant des solutions d’entreprise financièrement avantageuses, mais aussi des véhicules adaptés en termes d’espace, de technologie et de sécurité. En toute franchise, nous avons clairement toutes les cartes en main pour intensifier notre croissance commerciale dans ce segment et, croyez-moi, nous nous y emploierons.

Même si notre gamme locale d’utilitaires légers est assez diversifiée, nous avons d’ores et déjà entamé des négociations avec notre maison mère afin d’avoir un plus large panel de modèles pour couvrir plus de segments, notamment en matière de véhicules transformés.

Puisque l’on évoque les entreprises, vous disposez à travers Fiat Professional d’une ligne de produits variés s’agissant des véhicules utilitaires légers. Quel regard portez-vous sur ce segment et comment allez-vous le faire évoluer ?

Cela tombe bien que vous en parliez, car nous avons introduit récemment sur le marché le nouveau Ducato châssis cabine. Aujourd’hui, il y a une demande manifeste au sein du marché local, notamment au niveau des transformations de véhicules frigorifiques et de transport de marchandises grand volume.

Cette nouvelle version nous permet d’offrir à nos clients entreprises une offre parfaitement claire, différenciée de la concurrence et surtout attractive financièrement. Du reste, le Ducato se décline également en véhicule de transport de personnes. Nous capitalisons sur l’incontournable Doblo, y compris sur sa déclinaison Fourgon. Ajoutez-y le Fiorino Combi et Fourgon. Enfin, nous avons investi, il y a plusieurs mois de cela, le segment du Pick-up simple et double cabine grâce au Fullback.

Même si notre gamme locale d’utilitaires légers est assez diversifiée, nous avons d’ores et déjà entamé des négociations avec notre maison mère afin d’avoir un plus large panel de modèles pour couvrir plus de segments, notamment en matière de véhicules transformés.

Ce que je peux vous dire, c’est que nous sommes en train de mettre en place une nouvelle stratégie de conquête par rapport à ce segment de marché des VUL, ce qui se traduira par des équipes renforcées et surtout une offre de service à 360°, dont un service après-vente taillé sur mesure comprenant des ateliers techniques mobiles pour toutes interventions mécaniques à l’attention de nos clients.

Vous voyez, il a de quoi faire et nous y travaillons.

Qu’en est-il du développement de votre réseau ?

Nous disposons d’un outil incroyable avec le Motor Village, l’un des plus beaux sièges de la région Afrique, si ce n’est le plus grand. Justement, cet outil doit nous permettre de renforcer nos positions et de les développer à travers le Royaume.

Certes, nous avons une bonne couverture réseau dans le pays qu’il faut continuer à développer. Par contre, nous devons accroître nos parts de marché à Casablanca, l’objectif étant d’atteindre les 10%. Et nous avons les moyens d’y parvenir compte tenu de cette plateforme qu’est le Motor Village et de la diversité de nos marques. Outre Fiat qui est une marque généraliste, les amateurs de sportivité et de véhicules premium peuvent compter sur Alfa Romeo et Abarth, à moins de préférer les grands espaces et l’aventure grâce à Jeep.

Par ailleurs, notre Motor Village se veut également un lieu réservé à la famille qui pourra profiter, même le dimanche, de nos installations sur place et des animations que nous pouvons proposer, comme notre circuit sur asphalte et notre piste de franchissement réservée aux 4X4. De quoi profiter également des conseils de nos collaborateurs, découvrir comme aucun importateur local ne peut le faire l’ensemble de nos marques et leurs potentialités en toute sécurité.

Nous avons toutes les cartes en main pour réussir avec un tel outil et de telles marques automobiles. Si je n’obtiens pas de résultats, ce sera de ma responsabilité ; mais à vrai dire, je n’ai aucun doute dans la réussite de notre plan de développement qui portera très vite ses fruits.

Allez-vous investir le segment du véhicule d’occasion à l’image de vos concurrents ?

Le business du véhicule d’occasion est très important et lucratif dans la mesure où il contribue aussi à booster le segment du véhicule neuf. Mais cela reste un pôle d’activité délicat qu’il faut aborder avec prudence et cohérence, ne serait-ce que par les coûts financiers et logistiques qu’une telle activité nécessite.

Nous y travaillons et il y a fort à parier que nous l’investirons tôt ou tard.

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