Entretien Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique – Novembre 2017

Nous avons rencontré de nombreux opérateurs potentiels

C’est en compagnie du Secrétaire d’Etat à l’Investissement, Othman El Ferdaous, que le Ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, s’est rendu au Japon dans le cadre du Salon automobile de Tokyo. L’objectif consistant à promouvoir auprès des équipementiers et autres constructeurs potentiels japonais la destination Maroc, compte tenu de sa montée en puissance dans l’industrie automobile mondiale ces dernières années. Aussi, l’Agence Marocaine de Développement des Investissements (AMDI) avait, quant à elle, élu provisoirement domicile dans les allées du Salon via le Pavillon Maroc. Un stand destiné à accueillir et à aiguiller les acteurs du secteur automobile japonais. L’occasion pour le ministre de nous faire part de ses impressions quant à son déplacement au pays du Soleil levant.

Par David Jérémie – Novembre 2017

«Nous mettons tout en œuvre pour faire de ce royaume une plateforme incontournable en matière d’exportation de produits automobiles».

Flotomobil : Quel premier bilan faites-vous de ses réunions d’affaires avec les opérateurs automobiles japonais ?

Moulay Hafid Elalamy : Ces différentes réunions que nous avons programmées et effectuées avec les opérateurs automobiles locaux ont été importantes, notamment sur le plan technologique dont on sait qu’il constitue une composante majeure de l’industrie automobile mondiale. Nous avons d’ailleurs rencontré de nombreux opérateurs potentiels très intéressés par notre destination et nos offres. Dans ce genre d’événements, nous en profitons également pour organiser des conventions avec la clientèle de nos partenaires à savoir Renault et PSA. Ainsi, nous avons accueilli lors d’une convention de très nombreux équipementiers potentiels qui ont été à l’écoute des patrons des services d’achat du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi.

Comment la destination Maroc est-elle perçue par les investisseurs japonais ?

Nous mettons tout en œuvre pour faire du Royaume une plateforme incontournable en matière d’exportation de produits automobiles dans le monde et un relais de compétitivité et de croissance à forte valeur ajoutée pour tous investisseurs, dans le cas présent, les Japonais. Signe de leur confiance, nous enregistrons déjà la présence de très nombreux opérateurs au Maroc avec des investissements très importants dans l’industrie automobile.

On entend dire souvent que des discussions avec d’autres constructeurs automobiles sont engagées. Où en êtes-vous exactement ?

Ce que je peux vous dire, c’est que nous poursuivons nos discussions avec certains d’entre eux. L’avenir nous dira si un nouveau constructeur fera à plus ou moins long terme son entrée dans le Royaume.

L’automobile, c’est beaucoup de métiers. Êtes-vous intéressé par l’ouverture d’école de design et autres centres de formation plus perfectionnés ?

Absolument, nous sommes intéressés. Vous savez que Pininfarina a ouvert un bureau de design dans le Royaume. PSA fera également de même. Nous sommes présents aujourd’hui dans toutes les chaînes de valeurs de l’automobile et dans ce qui a de plus pointu dans ce segment. C’est le cas en matière d’éclairage automobile où je puis vous annoncer des usines qui sont actuellement en signature au Maroc.

Aujourd’hui quels sont les points forts du Royaume ?

Comme vous l’avez remarqué, les métiers de l’automobile se sont diversifiés au même titre que le tissu productif, ce qui a permis au Royaume de se forger une renommée mondiale. Aussi, la présence de Renault a été l’élément déclencheur du développement de la filière automobile. Par ailleurs, le lancement du Plan d’Accélération industriel 2014-2020, la dynamique de croissance de l’automobile, la densification du tissu d’équipementiers sont autant d’indicateurs importants qui font que la destination Maroc présente aux yeux des opérateurs potentiels de très sérieux atouts.