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29 juillet 2021
FLOTOMOBIL

Le secteur de la location longue durée ira crescendo ! Younes Senhaji, Président de l’ANALOG

Point de vue du Prestataire

C’est en tant que Président de l’association nationale des loueurs de véhicules en longue durée (ANALOG) que Younes Senhaji, également Directeur Général de Budget Locasom, nous livre ses appréciations sur quelques-uns des sujets qui agrémentent son quotidien professionnel, à savoir l’automobile dans son ensemble et le secteur de la location longue durée en particulier.

Flotomobil : Quel regard portez-vous sur le secteur de la location longue durée (LLD) ? L’intérêt pour cette offre de service s’est-il, selon vous, accru au fil du temps, notamment auprès des professionnels ?

Younes Senhaji : Si je m’en tiens aux statistiques de notre association l’ANALOG, le secteur de la location longue durée a enregistré une croissance annuelle continue comprise entre 6 et 7%.

Cette dernière est la résultante de l’arrivée de nouveaux clients dans le portefeuille de l’ensemble des loueurs. Une progression qui s’explique par le fait que certains professionnels habitués notamment au leasing basculent de plus en plus et pour diverses raisons vers la LLD.

Gestion pointue de leurs parcs automobiles et de leurs budgets, services adaptés conformément à leurs activités professionnelles et charges stables sont autant d’attraits offerts par la LLD et pour lesquels ils ne sont pas indifférents.

Toutes ces raisons contribuent à l’essor de cette formule dans le Royaume, et je suis convaincu que sa dynamique ira crescendo ces prochaines années.

Votre association avait mis en relief, il y a quelques années de cela, certaines difficultés vis-à-vis de l’administration de tutelle. La situation a-t-elle évolué depuis ?

Tout à fait, la situation a favorablement évolué. Nous avons réalisé avec l’administration de tutelle un plan de charge, l’objectif étant d’éliminer les principaux obstacles qui pénalisent le développement de notre activité.

Par exemple, nous avons progressé conjointement s’agissant des autorisations de circulation que nous pouvons aisément retirer via une plateforme web dédiée. Ce qui évite aux loueurs de se déplacer au ministère.

Restent d’autres sujets d’importances sur lesquels nous planchons activement avec l’autorité comme les amendes transactionnelles et forfaitaires et les amendes relatives aux infractions constatées par les radars fixes.

Concrètement, nous demandons au ministère de pouvoir accéder à leur système informatique pour que nous puissions enregistrer les informations relatives aux sociétés qui ont été verbalisées.

En effet, leurs procès-verbaux nous parviennent alors que, bien qu’il s’agisse de nos véhicules, nous n’en sommes pas les conducteurs au moment de l’infraction. Fort heureusement, l’autorité est consciente de ce problème qui devrait se régler au fur et à mesure.

La situation des opérateurs de la LLD a favorablement évolué par rapport à l’administration de tutelle. Nous avons réalisé avec elle un plan de charge, l’objectif étant d’éliminer tous les obstacles qui pénalisent le développement de notre activité.

Vous aviez pointé du doigt également à l’époque la problématique du contrôle technique. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Effectivement ! Auparavant, nous devions effectuer la visite technique tous les six mois. En 2015, le ministère nous a accordé la possibilité de réaliser ce contrôle chaque année. Mais à partir de la troisième année, nous devons le faire tous les six mois.

Nous aurions souhaité que cette visite technique puisse s’effectuer chaque année durant 5 ans, car croyez-moi, nos véhicules sont scrupuleusement entretenus, notamment sur le plan technique.

Reste un sujet qui nous tient à cœur et dont a en charge l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam). Il s’agit de l’immatriculation définitive du véhicule dès sa sortie de la concession. Nous avançons doucement, mais surement sur ce projet qui, je l’espère, verra le jour à plus ou moins court terme.

Vous évoquiez précédemment la croissance qu’enregistre actuellement le secteur de la LLD. Comment constitue-t-elle un avantage déterminant pour les PME et autres TPE ?

Opter pour ce type de service aujourd’hui, c’est réellement se faciliter la tâche et surtout se concentrer sur son cœur de métier. Ce qui est relativement intéressant dans le Royaume avec la LLD, c’est qu’elle offre une multitude de services à la clientèle, et ce, à la base du contrat.

Ce qui n’est pas le cas en Europe par exemple, où vous payez pratiquement pour chaque service. Au Maroc, le loueur prend tous les risques possibles offrant à sa clientèle des produits intégrés comme l’assistance, l’entretien, l’assurance…

Aujourd’hui, si j’étais une PME qui dispose de trois ou quatre véhicules, je n’hésiterais pas à opter pour la LLD. Même pour le segment des véhicules utilitaires en LLD, les tarifs sont réellement compétitifs. Certains chefs d’entreprise optent pour la détention d’un parc en fonds propres, à crédit ou en leasing, des choix que je respecte et ils ont leurs raisons.

Toujours est-il que je les invite vivement à s’attarder sur les nombreux avantages dont dispose aujourd’hui le segment de la LLD à travers ses opérateurs. Sachez que la flotte LLD dans le Royaume, qui a atteint les 40 000 véhicules, tous loueurs confondus, constitue le deuxième parc automobile sur le continent, après celui de l’Afrique du Sud.

Vous êtes également le Directeur général de Budget Locasom, l’un des opérateurs phare en matière de location longue durée dans le Royaume. Quel regard portez-vous à ce jour sur la performance de ce Groupe ?

À valeur d’aujourd’hui, tous les indicateurs sont dans le vert concernant l’exercice commercial de Budget Locasom. Nous parvenons toujours à augmenter notre parc de véhicules clients de façon très raisonnable, malgré la chute des prix qui affecte le secteur.

Dans cette optique, nous avons levé le pied sur certaines affaires, car nous estimons qu’être rentables aujourd’hui, c’est aussi savoir ne pas prendre de risques inconsidérés et s’adapter à la demande. C’est toute cette alchimie qui permet à Budget Locasom de préserver son portefeuille client, de l’ordre de 500 aujourd’hui.

Par ailleurs, notre business en matière de véhicule d’occasion se porte très bien dans la mesure où nous écoulons régulièrement la totalité de notre stock. Un autre de nos chevaux de bataille concerne la LLD à destination des particuliers, un secteur d’activité pour lequel nous avons été les précurseurs et qui dispose, a plus ou moins long terme, d’un réel potentiel de développement, compte tenu des enjeux futurs qui se dessinent en matière de mobilité dans le Royaume.

En tout cas, soyez en assuré, notre volume d’affaires poursuit d’année en année sa croissance. Vous savez, comme j’aime à le répéter, il vaut mieux travailler dans des conditions qui génèrent de la profitabilité pour les actionnaires et qui créent de la valeur ajoutée pour tout le monde.

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