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18 novembre 2019
FLOTOMOBIL

Sécurité Routière : Responsabiliser, sensibiliser et former le conducteur

Gestion de flotte Sécurité routière

Pour réduire l’accidentologie au sein d’une flotte, le conducteur demeure le levier le plus efficace. Les entreprises doivent pour ce fait responsabiliser leurs salariés en menant une politique interne bien déterminée consistant à la sensibilisation, la formation et enfin en s’épaulant de la télématique embarquée pour pérenniser les bonnes pratiques de bonne conduite.

C’est une logique implacable : plus les collaborateurs parcourent annuellement d’importants kilométrages au volant de leurs véhicules d’entreprises, plus le facteur risque lié à un accident de la circulation est en augmentation.

En général, ce qui est le plus souvent considéré est le coût direct consistant à avoir le résultat réfléchi négativement sur la facture relative au renouvellement de la prime d’assurance. Or, l’entreprise doit aussi mesurer les coûts induits des sinistralités, qui demeurent à sa charge mais aussi pénalisants pour le déroulement de son activité.

Dans le détail, ils concernent les dépenses liées au remorquage de la voiture, aux frais de remise en état du véhicule et d’immobilisation, aux heures perdues par un salarié accidenté, à l’emploi d’un intérimaire pour remplacer le chauffeur accidenté, à une perte de clientèle due au retard du commercial sinistré, à la pénalité de retard de livraison…

Une charte « Conducteur » pour formaliser les bonnes pratiques


Plusieurs enquêtes ont démontré que dans 40% des cas de sinistres constatés, la responsabilité des conducteurs était engagée. Elles ont également mis en évidence que plus de 70 % des accidents étaient évitables.

Par la lecture de ce bilan, force est de constater que jouer sur la réduction des coûts de la sinistralité ne saurait cependant suffire.

Pour y parvenir, il existe plusieurs possibilités, la première étant de jouer sur la responsabilisation des salariés en commençant d’abord à mettre en place une charte conducteur, permettant d’unifier le processus de remise de véhicules d’un côté, mais aussi de formaliser les règles d’éthique et de sécurité relatives à son utilisation.

Ainsi, chaque conducteur se doit donc de prendre connaissance de cette charte qui pose les principes du bon conducteur en rappelant les pratiques les plus essentielles comme l’interdiction de prendre le volant sous l’emprise de l’alcool ou de toute autre substance, l’interdiction d’utiliser le téléphone portable, ou encore la nécessité de respecter le rythme des contrôles et de l’entretien du véhicule dans les centres agréés.

Des simulateurs de conduite comme outil de formation

Les accélérations brusques, les excès de vitesse, les passages de vitesse tardifs et les freinages brutaux sont aussi inscrits comme des comportements à proscrire.

Un conducteur qui respecte ces simples principes parvient déjà à assurer une conduite saine, plus souple et donc plus sûre, sans oublier les économies de carburant qui peuvent en résulter.

Néanmoins, sensibiliser aux principes de la bonne conduite est une chose, mais les mettre en pratique est une autre étape à laquelle une entreprise, détenant une flotte automobile conséquente, se doit d’investir sur le volet de la formation et se donner les moyens d’agir pour infléchir la courbe du risque et le taux de sinistralité.

En complément de la charte conducteur, l’entreprise peut mettre en place des formations obligatoires sur simulateur pour placer ses conducteurs en situation réelle.

Une étude menée par un bureau d’étude technologique néerlandais, relève que 20 minutes de formation sur un simulateur de conduite équivalent à une heure de cours sur la voie publique. Ce simulateur peut reconstituer des centaines de scénarios de conduite, aidant le conducteur à développer les schémas mentaux des risques et à anticiper sur les comportements des autres.

Ce qui donne à l’entreprise la possibilité de travailler sur les accidents les plus fréquemment subis par ses collaborateurs, comme ceux relatifs aux vitesses non appropriées, les distances d’arrêt, les accidents liés aux manœuvres et aux distances de sécurité non respectées…

S’armant d’une telle politique, des entreprises ont déjà mené l’expérience et ont vu diminuer leur taux de sinistralité et le nombre d’accidents de leur flotte automobile de plus de 40% au fil des années.

L’un des moyens les plus efficaces pour minimiser le risque routier repose sur la formation des collaborateurs. Les sensibiliser peut prendre différentes formes, allant de la mise en place d’une charte de bon conducteur au stage sur simulateur, en passant par la surveillance des comportements par le biais de la télématique embarquée.

Des Formations continues pour un meilleur résultat

Son retour sur investissement ne pouvant être mesuré qu’après 2 ans en moyenne, l’efficacité d’un plan de prévention repose principalement sur l’engagement de l’ensemble des dirigeants et des conducteurs, et de l’implication du management dans son application et son suivi quotidien.

Et si la prévention a un coût. Elle ne coûtera pas si chère que ce qu’elle peut rapporter en gros. Surtout si la sinistralité de l’entreprise est bien étudiée et un état des lieux, permettant d’identifier et d’analyser le risque automobile et les problématiques d’accidents, est établi.

L’entreprise pourra à ce moment être en mesure d’y répondre en élaborant un plan d’action avec des opérations de communication régulières et des sessions de formation pratiques et théoriques orientées.

Sans oublier que grâce au choix des véhicules moins énergivores et aux formations d’éco-conduite, plusieurs centaines de litres de carburant peuvent être économisées, ainsi que les coûts d’entretien.

D’ailleurs, dans un contexte de prévention, le cursus des formations peut s’adresser aussi aux conducteurs qui affichent les niveaux de consommations les plus élevés, vu que c’est un indicateur très pertinent car révélateur de la façon de conduire.

Pérenniser par le biais de la télématique embarquée

Pour avoir de bons résultats dans la durée, l’entreprise doit inscrire la prévention routière dans sa culture sur le long terme.

La télématique embarquée constitue un autre moyen de pérenniser cette démarche.

Installés dans les véhicules, les boîtiers relèvent et transmettent des informations sur le comportement au volant des collaborateurs : kilomètres parcourus, temps de conduite, accélération et freinage brusques ou encore gestion des virages .

Une technologie et des rapports avec indicateurs que le gestionnaire de flotte peut exploiter afin d’analyser le comportement des conducteurs et dispenser des formations adaptées à leurs points faibles.

Dans un esprit de prévention routière, ces outils de télématique embarquée fournissent également une illustration pratique des résultats attendus des formations théoriques et pratiques mis en place pour les collaborateurs.

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