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12 avril 2021
FLOTOMOBIL
Sécurité routière

Pour diminuer l’accidentologie au sein d’une flotte, il ne suffit pas seulement de mener à bien une politique du juste coût. La sensibilisation du conducteur en interne, les échanges réguliers à titre informatif entre le gestionnaire de la flotte et la compagnie d’assurance sont autant d’outils permettant de faire baisser la facture.

C’est une logique implacable : plus les collaborateurs parcourent annuellement d’importants kilométrages au volant de leurs véhicules d’entreprises, plus le facteur risque lié à un accident de la circulation est en augmentation.

Ce qui impacte négativement la facture relative au renouvellement de la prime d’assurance. Si certains opérateurs acceptent de payer le prix fort, considérant que le risque routier fait partie des aléas du quotidien, d’autres considèrent qu’il y a moyen d’agir pour infléchir la courbe du risque.

Mesurer les coûts

Le premier volet sur lequel l’entreprise doit se pencher consiste à cerner les coûts et à prendre conscience du poids financier réel généré par les accidents.

Il est également conseillé de s’attaquer à la fréquence des sinistres intervenant dans une flotte. Le plus souvent, ce qui est le mieux appréhendé est la partie apparente de l’iceberg à savoir les coûts directs tels que l’assurance.

Or, c’est la partie immergée de ce même iceberg qui suscite le plus d’intérêt et qui concerne les coûts induits. En effet, ce sont ces derniers qui demeurent à la charge de l’entreprise et ils sont conséquents.

Dans le détail, ils concernent les dépenses liées au remorquage de la voiture, aux frais de remise en état du véhicule et d’immobilisation, aux heures perdues par un salarié accidenté, à l’emploi d’un intérimaire pour remplacer le chauffeur accidenté, à une perte de clientèle due au retard du commercial sinistré, à la pénalité de retard de livraison…

La LLD, service tout compris

Confier la gestion d’une flotte automobile à un prestataire dont c’est le cœur de métier permet d’agir efficacement sur les coûts de la sinistralité.

«Nous fournissons immédiatement au collaborateur sinistré un véhicule de remplacement, puis nous prenons la gestion du sinistre à notre charge. De par notre métier, nous avons une bonne maîtrise des coûts de réparation des véhicules, puisque nous travaillons avec des garagistes et des carrossiers que nous avons sélectionnés pour leur sérieux, leur rapidité et leur tarif», nous précise ce responsable commercial chez un opérateur de location longue durée du marché.

Et d’ajouter : «Confier la gestion d’un parc automobile à un loueur permet d’intégrer l’assurance au loyer du véhicule, de mensualiser ce poste et d’offrir ainsi à l’entreprise la possibilité de diviser la somme par douze plutôt que de s’acquitter de l’ensemble de cette dépense en une seule fois. Cela a pour conséquence directe de consolider sa trésorerie».

Par ailleurs, dans le cadre d’une sensibilisation des utilisateurs de la flotte d’une entreprise, les loueurs peuvent mener quelques actions telles que l’analyse du sinistre en compagnie du conducteur accidenté, des conseils de conduite préventive, mais aussi sur la manière de bien remplir un constat à l’amiable…

Si certains opérateurs acceptent de payer le prix fort, d’autres considèrent qu’il y a moyen d’agir pour infléchir la courbe du risque

Jouer la carte de la prévention

Plusieurs enquêtes ont démontré que dans 40% des cas de sinistres constatés, la responsabilité des conducteurs était engagée. Elles ont également mis en évidence que plus de 70 % des accidents étaient évitables.

Par la lecture de ce bilan, force est de constater que jouer sur la réduction des coûts de la sinistralité ne saurait cependant suffire.

Pour y parvenir, il existe plusieurs possibilités comme nous le précise ce responsable produit d’une grande compagnie d’assurance de la place : «mettre en place un plan de prévention digne de ce nom, comportant trois phases distinctes. Primo : le diagnostic avec un vrai état des lieux qui permet d’identifier et d’analyser le risque automobile d’une entreprise. Secundo : l’élaboration d’un plan d’action mêlant opérations de communication et sessions de formation pratiques et théoriques touchant des thèmes comme la rédaction d’un constat à l’amiable. Tertio : la mise en place d’outils de suivi du programme de prévention afin de mesurer son efficacité et rectifier le tir si besoin est», conclut-il.

Toujours est-il que l’efficacité d’un plan de prévention d’un côté, ne peut être mesurée qu’après 2 ans en moyenne avant de pouvoir obtenir un retour sur investissement, et sous un autre angle, repose principalement sur l’engagement de l’ensemble des dirigeants et des conducteurs, et de l’implication du management dans son application et son suivi quotidien.

Et si la prévention a un coût. Elle ne coûtera pas si chère que ce qu’elle peut rapporter en gros. Surtout lorsque l’on sait combien un accident peut générer de dépenses par véhicule, rien qu’en coûts directs. Sans parler du coût humain qui, lui, est inestimable.

Best Practices : Comment faire baisser le taux de sinistralité !
  • Envoi de lettres pédagogiques au domicile des conducteurs.
  • Élaboration d’une charte de bonne conduite.
  • Diffusion de fiches thématiques trimestrielles (pneumatiques, entretien du véhicule, etc.).
  • Formation et stage de la conduite préventive et surveillance du risque automobile.
  • Instauration d’une prime de bon état du véhicule lors du rendu pour celui utilisé en LLD.
  • Programmer des journées de conseils avec des préventeurs sur comment appréhender l’environnement routier, comment vivre la route, etc.
  • Communication régulière autour du risque automobile.

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