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21 novembre 2019
FLOTOMOBIL

TCO L’outil indispensable pour gérer sa flotte !

Gestion de flotte TCO

Le coût total de possession ou TCO (Total Cost of Ownership) englobe les montants cumulés d’un équipement ou d’un système depuis son acquisition jusqu’à sa cession. Un indicateur prisé par les gestionnaires de flottes automobiles qui peuvent ainsi recenser et comptabiliser les coûts directs, indirects ou cachés d’exploitation d’un véhicule. De quoi leur permettre d’optimiser les postes de dépenses de l’entreprise liés à sa flotte automobile. Tour d’horizon à travers ce spécial TCO des solutions disponibles pour maîtriser les coûts de son parc de véhicules.

Assurance automobile et sinistralité, entretien et réparation mécanique, gestion du conducteur, valeur résiduelle… il n’est pas toujours facile de gérer une flotte automobile au sein d’une entreprise tant les postes de dépenses et les arbitrages financiers à effectuer sont multiples.

Faut-il privilégier l’achat de véhicules neufs pour bâtir ou étoffer son parc, est-il plus judicieux d’en externaliser la gestion à des experts tels que les opérateurs de la location longue durée ?

Une série de questions qui dépend essentiellement des besoins organisationnels, logistiques et économiques d’une entreprise. Peu importe le choix, l’arme absolue du gestionnaire qui veut suivre et maîtriser le cycle de vie d’une flotte automobile d’entreprise n’est autre que le TCO.

Si l’on en croit les professionnels, il permet de réaliser d’appréciables économies sur les dépenses relatives au parc ; encore faut-il disposer d’une répartition détaillée des coûts d’exploitation en fonction des postes de dépenses.

Selon certains analystes, les intérêts et la dépréciation du véhicule peuvent représenter jusqu’à 40% du TCO. Les frais de carburant interviennent à hauteur de 20-25%, l’entretien et la maintenance flirtent, eux, avec les 8-10%. Et la liste est encore longue.

Globalement le TCO s’articule autour de trois postes majeurs de dépenses. On liste les coûts relatifs au véhicule lui-même et à l’usage qui en est fait, les coûts en rapport avec le facteur humain qui peut impacter positivement ou négativement, de par sa conduite, les charges d’exploitation.

Enfin, l’ensemble des coûts administratifs et de gestion influent favorablement ou défavorablement sur le TCO.

Coût du véhicule

Toute entreprise désireuse d’acquérir dans le cadre de son activité un ou plusieurs véhicules dispose d’une palette de choix en matière de financement. Un achat qui peut s’effectuer notamment en fonds propres, ou en souscrivant à un emprunt ; à moins de conclure un contrat de location.

Effectivement, l’utilisation du TCO est primordiale pour toute entreprise disposant d’une flotte. De nombreux paramètres doivent être pris en compte au moment de l’achat comme les coûts relatifs au véhicule lui-même

Hamza SIL, consultant expert en Supply Chain et Achats.

Dans la plupart des cas, le choix du véhicule s’effectue de façon rationnelle, l’entreprise s’interrogeant sur ce qui est plus économique, à service constant et à qualité égale. Une fois les caractéristiques clairement établies et correspondant aux besoins de l’entreprise (véhicule particulier ou utilitaire, essence ou diesel…), les leviers qui permettent d’agir sur le TCO sont nombreux.

«Effectivement, plusieurs paramètres doivent être pris en compte au moment de l’achat comme les coûts relatifs au véhicule lui-même», nous précise Hamza SIL, consultant expert en supply chain et achats. Et d’ajouter : «il faut tenir compte en priorité du prix d’achat remisé ou du coût de la location, des frais financiers et des coûts d’enregistrements, d’entretiens, de pneumatiques, d’assurance, sans oublier ceux relatifs à la TVA, aux impôts et à l’amortissement»

Une gestion optimisée du parc qui nécessite la validation et l’enregistrement de l’ensemble des coûts par le gestionnaire, ce qui lui permet d’échafauder une première amorce budgétaire du TCO.

Anticiper la valeur résiduelle

Couramment utilisé par les entreprises, le TCO englobe tous les coûts de gestion interne qui pèse entre 5 et 10% du budget automobile total.

Lors du choix du véhicule en phase d’acquisition, la valeur résiduelle, autrement dit la prévision du prix de revente à la fin de l’exploitation, est une composante à ne pas négliger.

Il faut être à même d’anticiper les variations du marché de l’occasion dans le Royaume et d’identifier les marques et les modèles qui sont les plus cotés.

Il est même recommandé d’opter pour un modèle, certes un peu plus cher à l’achat, mais plus rare et donc très demandé en occasion.

De la sorte, il aura une valeur résiduelle beaucoup plus importante. Par ailleurs, la disponibilité des pièces de rechange et leurs coûts, la sélection et l’achat de consommables de bonnes qualités sont autant de paramètres à prendre en compte dans le calcul du TCO.[/vc_column_text]

Le saviez-vous ?

C’est à une poignée de collaborateurs et autres cadres du ministère de la Défense américaine que l’on doit le «Total Cost of Ownership», le fameux TCO.

Durant les années 70, ils ont voulu calculer avec précision le véritable coût de détention d’une flotte d’avion de chasse. Estimée à l’époque à une centaine de millions de dollars, cette dernière générait des coûts exorbitants notamment en matière d’entretiens, d’infrastructures ou de consommations.

Plusieurs procédures de calculs ont été mises en place pour se faire une estimation précise du coût de détention de ses engins.

De même qu’une série de procédures pour faire baisser les coûts ont été planifiées. Un système de calcul éprouvé qui s’est généralisé par la suite pour les biens d’équipements en tout genre, dont l’automobile.

Le facteur humain, un levier déterminant

Outre la maîtrise de coûts d’achat, le facteur humain demeure lui aussi essentiel dans le calcul du TCO et il convient de suivre les effets que peuvent avoir les conducteurs sur le coût d’usage des véhicules.

Comme nous le précise Hamza SIL, «Le comportement du conducteur influe sur les coûts de consommation de carburant et de maintenance, en plus de dépenses liées à la sinistralité, aux amendes de circulation qui, faut-il le rappeler ne sont pas non prises en charge par le conducteur».

Toujours est-il que les moyens d’agir dépendent de l’entreprise et surtout de sa volonté d’investir en matière de sensibilisation à la conduite et de formation à la sécurité routière vis-à-vis de ses collaborateurs. Un suivi régulier de la sinistralité dans l’entreprise et de la prévention des risques routiers sera déterminant pour réduire ce poste de dépense.

De nombreuses actions peuvent d’ailleurs être menées pour agir notamment sur les consommations, l’entreprise pouvant former ses conducteurs à l’éco conduite, ce qui permettra d’effectuer d’appréciables économies de carburant.

Par ailleurs, plusieurs dispositifs de contrôle à distance, qui peuvent être associés à la carte de carburant, sont autant de béquilles sécuritaires permettant de détecter les comportements inadéquats du conducteur.

Enfin, il faut veiller à respecter les préconisations du constructeur s’agissant du suivi d’entretien du véhicule.

Bien choisir carburant et lubrifiant

Selon des calculs effectués par les professionnels de la flotte automobile, une baisse de consommation de carburant de l’ordre d’un litre aux 100 km permet économiser mensuellement à une entreprise l’équivalent de 250 DH par mois en matière de TCO.

Outre le fait d’avoir le pied léger sur la pédale d’accélérateur, ce qui est synonyme d’économie, opter pour un carburant riche en additifs et, certes, un peu plus cher à la pompe, permettra de mieux protéger son moteur et donc de réduire sensiblement sa consommation.

Il en est de même pour les lubrifiants qui, s’ils sont de moindre qualité, peuvent entraîner des dépenses d’entretien accrues dans le temps. Des coûts de maintenance qui peuvent être plus importants que les économies réalisées lors de la sélection d’un lubrifiant à bas prix.

A noter que l’entreprise doit veiller à avoir une flotte de véhicules homogène, ce qui lui permettra de profiter des avantages en termes de mutualisation et d’optimisation des achats tout en facilitant la gestion de la flotte.

Vivo Energy Maroc : Bien choisir lubrifiant et carburant pour accroître sa productivité !

Un séminaire portant sur l’utilisation de lubrifiants et de carburants, vecteurs de réduction des coûts d’exploitation des flottes de véhicules, tel a été récemment l’objectif du staff de Vivo Energy Maroc à l’attention de sa clientèle.

La filiale marocaine du pétrolier anglo-néerlandais a dépêché dans le Royaume Frank Machatschek pour animer cette rencontre. Cet expert international reconnu du groupe Shell, a axé principalement son intervention sur les secteurs du transport et de la construction, apportant des éléments de réponses très précis en matière de coûts d’exploitation et de maintenance.

Concrètement, il s’est employé à démonter techniquement comment l’utilisation appropriée de carburants et de lubrifiants maximise le rendement des équipements, prolonge leur durée de vie, tout en permettant à l’entreprise de réaliser des économies non négligeables.

«Notre vision est d’être un partenaire à part entière de l’entreprise», s’est exprimé à cette occasion Mohamed ASSAS. Et le directeur du pôle lubrifiant et carburant BtoB de Vivo Energy Maroc d’ajouter : «au-delà de la simple fourniture de carburants et de lubrifiants, nous souhaitons faire profiter à nos clients de toute l’expertise de Shell au service de son efficacité».

Des entreprises qui ont à cœur de garder leurs véhicules et leurs équipements fiables et efficaces et qui concourent à une meilleure optimisation de leur TCO.

Retour sur la conférence en vidéo:

Optimiser les compétences

L’entreprise doit veiller à avoir une flotte de véhicules homogène, ce qui lui permettra de profiter des avantages en termes de mutualisation et d’optimisation des achats.

L’entreprise doit veiller à avoir une flotte de véhicules homogène, ce qui lui permettra de profiter des avantages en termes de mutualisation et d’optimisation des achats.

Le TCO intègre également des coûts associés à la gestion de la flotte, que ce soit en ressources humaines, en compétence dédiée et en moyens administratifs.

Plus les flottes sont étoffées, plus la gestion de celles-ci engendre des coûts périphériques induits et importants qu’il faut juguler impérativement.

Selon certains spécialistes, une gestion efficace d’un véhicule de flotte nécessite par an plus de 25 heures de travail, une durée horaire permettant d’accomplir l’ensemble des tâches administratives que requiert sa gestion.

Une composante à part entière, bien que souvent négligée, qui fait partie du calcul des coûts. Toujours est-il que le gestionnaire peut s’affranchir de cette gestion opérationnelle et quotidienne et la confier à un prestataire de service.

«En effet, moins une tâche est maîtrisée, plus il y a de raisons de la sous-traiter à des spécialistes pour éviter les retards et surtout l’immobilisation des véhicules pour une longue durée», s’est exprimé sur ce sujet Hamza SIL.

Challenger régulièrement les acquis, les méthodes, les processus utilisés et l’organisation de gestion de la flotte, tenir une veille permanente sur les avancées technologiques et les offres du marché sont autant de paramètres qui concourent à une meilleure gestion du TCO.

«L’importance de la maîtrise du TCO pour une flotte automobile est telle qu’elle permet une optimisation annuelle moyenne de 3 à 5% ce qui représente une économie considérable pour des entreprises disposants de grandes flottes», conclut Hamza SIL, consultant expert en supply chain et achats.

Il est également important de pouvoir comparer son TCO par rapport à des entreprises d’activité similaire et réaliser des études comparatives qui permettent de se situer et d’acquérir les meilleures pratiques. Autant dire que le travail sur ce TCO flotte représente donc un enjeu stratégique et financier important.

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