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18 novembre 2019
FLOTOMOBIL

Valeur résiduelle : Paramètre valorisant la revente

Gestion de flotte Revente

La fin de cycle d’un véhicule et son dépréciation représente une part significative de son TCO. Partant de ce fait, la valeur résiduelle est un élément important que le gestionnaire d’une entreprise en détention d’un parc de véhicules en achat propre, doit prendre en compte, aussi bien lors de l’acquisition, que tout au long de la période d’usage du véhicule. Le choix des marques, des modèles, des équipements ou encore des prestataires d’entretien ou de réparation sont alors autant de leviers à actionner.

Au moment de choisir leur flotte automobile, nombreuses sont les entreprises, surtout les PME/TPE, qui s’intéressent uniquement au prix d’achat remisé des véhicules aux côtés des critères techniques. Alors qu’il est encore plus judicieux de bien penser à leur valeur résiduelle, autrement dit à l’estimation du prix de revente du véhicule à la fin de son cycle d’usage.

En effet, la mise en revente de ce dernier dans un marché d’occasion, par définition inconstant et volatil, comporte des risques. Pour les entreprises qui ont opté pour l’externalisation de leur gestion de parc automobile à travers les offres complètes de la location longue durée, le prestataire en prendra le fardeau et aura à gérer les potentiels aléas relatifs à la revente puisqu’il en est le propriétaire.

En revanche, en achat, c’est bel et bien l’entreprise qui doit supporter ce risque. Dans ce cas de figure, estimer la valeur résiduelle d’un véhicule demeure une question d’expérience, mais aussi de flair !

Car si prévoir l’état du marché et anticiper le montant pouvant être récupéré au moment de la revente trois ou quatre ans à l’avance, n’est nullement chose simple, de nombreux critères peuvent apporter des pistes aidant à obtenir une valeur résiduelle aussi importante que possible et limitant ainsi la dépréciation lors de la revente.

L’achat déterminant

Selon l’activité de l’entreprise et le périmètre d’usage de la flotte automobile, le choix des véhicules répondant aux besoins fonctionnels des collaborateurs lors de l’achat, doit prendre également en mesure la valeur prévisionnelle de leurs reventes en fin de cycle d’utilisation.

En effet, étape pertinente où les dés sont jetés, c’est lors de l’achat que l’entreprise doit miser sur les véhicules à forte valeur résiduelle.

Ainsi, la marque et le modèle jouent un grand rôle dans la détermination du prix de reprise d’un véhicule. Certains d’entre eux présentent une valeur résiduelle forte, et leur dépréciation au fil des ans est moindre. C’est le cas de beaucoup de constructeurs allemands, de certains modèles plus convoités ou au style atypique.

D’autres marques et modèles, jugés moins fiables ou plus courants, possèdent une valeur résiduelle plus faible, impactant ainsi le cycle de revente. De la même manière, les voitures de fin de série sont à éviter. Si elles sont moins chères à l’achat, elles se revendent à un prix plus bas sur le marché de l’occasion.

La motorisation aussi ! Un moteur diesel, essence ou hybride ne se revendent pas au même prix. Une motorisation diesel est plus onéreuse à l’achat que son homologue essence et garde tout de même sa côte sur le marché d’occasion.

C’est lors de l’achat que l’entreprise doit miser sur les véhicules à forte valeur résiduelle.

Quid des équipements et des options ?

 Afin d’obtenir de meilleures valeurs résiduelles, jouant sur la valorisation du véhicule à la revente, il est toutefois recommandé lors de l’achat, de choisir les options et les équipements les plus prisés sur le marché de l’occasion, parmi les nombreuses technologies que les constructeurs mettent dans leurs gammes de véhicules de série ou en option.

Ainsi, une dotation généreuse en équipements telle que le toit ouvrant, la climatisation, la boîte automatique, les sièges en cuir, les aides à la conduite comme les dispositifs anticollision ou les alertes de franchissement de ligne sur des véhicules premium seront fortement attendus, encore moins sur des entrées de gamme.

À l’opposé, une berline sans climatisation et sans finition haut de gamme se revendra moins bien, et se fermera de nombreuses portes de sortie. En tout état de cause, Il faut toutefois garder à l’esprit que le véhicule doit présenter un rapport équilibré entre sa catégorie et la valeur des options.

Ainsi, on considère en général qu’elles ne doivent pas dépasser 15% du prix total du véhicule à l’achat pour être intéressantes à la revente.

Optimiser la valeur résiduelle au mieux

Les constructeurs automobiles se livrent une guerre acharnée. Outre un combat sur les prix, on assiste à une surenchère des équipements à l’arrivée de nouveaux modèles, ou encore à la sortie de nouvelles versions.

Résultat : L’attractivité des véhicules d’occasion, très vite dépassée, est moindre et leur valeur résiduelle baisse.

D’autant plus quand il s’agit d’un véhicule d’occasion d’un certain âge qui présente plus de risques de panne et nécessite le remplacement de certaines pièces d’usure. L’entreprise doit donc penser à libérer son véhicule au bon moment, notamment lorsque le nombre de kilomètres et l’âge du véhicule n’affectent pas trop sa côte.

Aussi, le bon suivi du calendrier des entretiens et de la maintenance demeure primordial pour limiter la dépréciation des véhicules lors de la revente.

«Les reçus et les preuves de changements réguliers d’huile peuvent considérablement hausser la valeur résiduelle et améliorer la valeur dans le marché de l’occasion », affirme cet acheteur professionnel de VO. Et de poursuivre : « Entre un véhicule dégradé et un autre soigneusement conservé, la différence de prix est estimée à 10 ou 15 % ».

Dans le même ordre d’idée, les acheteurs professionnels préféreront travailler avec une entreprise dont les véhicules sont bien entretenus. À contrario, l’image de l’entreprise sera dégradée et ses véhicules mis sur le marché de l’occasion auront davantage de difficultés à trouver preneur.

Même constat pour les réparations, selon notre interlocuteur, acheteur professionnel VO, il est recommandé de ne jamais remettre en état un véhicule dans les quatre à six mois qui précèdent la revente. Les frais engagés seront alors supérieurs à la décote et l’entreprise n’y gagnera que si les entretiens et les réparations sont faits au fil de l’eau tout au long de la vie du véhicule. L’économie peut atteindre 30 à 40 % sur les frais de remise en état.

« Cela étant, réparer le véhicule peut renchérir le coût de l’assurance si l’entreprise décide de déclarer le sinistre » ajoute notre interlocuteur. Et de conclure : « La remise en état ne se justifie qu’avec un véhicule très abîmé qui pourrait nuire à l’image de l’entreprise véhiculée sur le marché de l’occasion».

Sans oublier que dans certains cas, les véhicules non réparés sont recherchés par des professionnels VO spécialisés dans le « low cost » et qui arrivent à les réparer à des coûts très bas. Aussi, les canaux de revente ont leur importance pour maintenir les valeurs résiduelles.

Ainsi l’entreprise doit être en mesure de les diversifier et de choisir le canal le plus porteur afin de liquider ses voitures d’occasion en maintenant leurs valeurs résiduelles au plus haut.

L’entreprise n’y gagnera que si les entretiens et les réparations sont faits au fil de l’eau tout au long de la vie du véhicule. L’économie peut atteindre 30 à 40 % sur les frais de remise en état.

Responsabiliser les conducteurs

La dégradation des véhicules suit une courbe exponentielle. Quand la première rayure apparaît, le collaborateur la regrette. Au bout du quatrième ou du cinquième problème, il n’y fait plus attention.

Un contrôle périodique ou annuel de la flotte pour identifier les véhicules en mauvais état et les conducteurs les moins soigneux, peut faire baisser les frais de remise en état de 30 %.

Sur ce point, la sensibilisation et la responsabilisation des conducteurs à travers un plan de prévention des risques routiers, peut aussi s’avérer être une clé pour réaliser des économies.

Cette dernière peut se faire à titre d’exemple, par une incitation financière en récompensant les conducteurs qui restituent les véhicules en bon état.

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