26.7 C
Casablanca
5 août 2021
FLOTOMOBIL
Revente

Dans une entreprise, la période la plus délicate à appréhender est la fin de cycle d’un véhicule. Pour optimiser sa valeur résiduelle (VR) et maintenir le prix de revente dans un marché du VO complexe, le décideur doit se montrer vigilant aussi bien en achat, qu’en entretien et réparation. Une vigilance dans toutes les phases pour laquelle des spécialistes apportent leurs appréciations.

La revente d’un véhicule d’occasion (VO) comporte des risques. Si l’entreprise finance son parc automobile en LLD, ce dernier aura à gérer les potentiels aléas et à les revendre à sa place puisqu’il en est le propriétaire.

En revanche, en achat, l’entreprise doit supporter ce risque. Dans ce cas de figure, si prévoir l’état du marché quatre ans à l’avance n’est nullement chose simple, certaines erreurs sont à éviter et des règles peuvent être appliquées pour maintenir les VR au plus haut et limiter la dépréciation lors de la revente.

Miser sur la bonne couleur

À l’échelle mondiale, le noir représente deux ventes de voitures neuves sur dix. Pourtant, les peintures foncées ressortent davantage les défauts de la carrosserie. La remise en état entrainera donc davantage de frais avant la revente sur le marché VO.

Par contre, les rayures, les micro-rayures et les éraflures se remarqueront moins et seront plus estompées sur des peintures blanches ou gris clair. Le travail de polissage et de vernissage sera alors plus léger et moins couteux.

En règle générale, il est recommandé d’opter pour des coloris passe-partout et d’éviter des couleurs criardes ou originales, au risque d’hypothéquer la vente et d’allonger ses délais.

Un niveau d’équipement décisif

Lors de la revente, certains éléments peuvent se montrer décisifs et jouant sur la valorisation des VO. De meilleures VR peuvent être obtenues grâce aux nombreuses technologies que les constructeurs mettent dans leurs gammes de véhicules.

Toutefois, il est recommandé de choisir des options recherchées sur le marché de l’occasion. Il faut tout de même garder à l’esprit que le véhicule doit présenter un rapport équilibré entre sa catégorie et la valeur des options.

Ainsi, on considère en général qu’elles ne doivent pas dépasser 15% du prix total du véhicule à l’achat pour être intéressantes à la revente : Une dotation généreuse en équipements telle que la climatisation, la boîte automatique, les sièges en cuir, les aides à la conduite comme les dispositifs anticollision ou les alertes de franchissement de ligne sur des véhicules premium seront fortement attendus, encore moins sur des entrées de gamme.

A l’opposé, une berline sans climatisation et sans finition haut de gamme se revendra moins bien, et se fermera de nombreuses portes de sortie.

«Il faut éviter d’acheter des véhicules sous équipés », nous précise ce spécialiste de revente VO. Et de poursuivre : « Rechercher le prix le plus bas sur le marché du neuf en faisant l’impasse sur certains équipements constitue une erreur ».

Bien entretenir ses véhicules

Pour limiter la dépréciation des véhicules si l’entreprise fonctionne en achat, le bon suivi du calendrier des entretiens et de la maintenance demeure primordial.

«Les reçus et les preuves de changements réguliers d’huile peuvent considérablement hausser la VR et améliorer la valeur de revente », affirme cet acheteur professionnel de VO. Et de poursuivre : « Entre un véhicule dégradé et un autre soigneusement conservé, la différence de prix est estimée à 10 ou 15 % ».

Dans le même ordre d’idée, les acheteurs professionnels préféreront travailler avec une entreprise dont les véhicules sont bien entretenus.

A contrario, l’image de l’entreprise sera dégradée et ses VO auront davantage de difficultés à trouver preneur.

30 à 40 % d’économies avec un suivi régulier

Selon notre interlocuteur, acheteur professionnel VO, il est recommandé de ne jamais remettre en état un véhicule dans les quatre à six mois qui précèdent la revente.

Les frais engagés seront alors supérieurs à la décote. L’entreprise y gagnera si les entretiens et les réparations sont faits au fil de l’eau tout au long de la vie du véhicule.

L’économie peut atteindre 30 à 40 % sur les frais de remise en état.

« Cela étant, réparer le véhicule peut renchérir le coût de l’assurance si l’entreprise décide de déclarer le sinistre » ajoute notre interlocuteur.

Et de conclure : « La remise en état ne se justifie qu’avec un véhicule très abîmé qui pourrait nuire à l’image de l’entreprise véhiculée sur le marché VO. »

Responsabiliser les conducteurs

La dégradation des véhicules suit une courbe exponentielle. Quand la première rayure apparaît, le collaborateur la regrette. Au bout du quatrième ou du cinquième problème, il n’y fait plus attention.

Un contrôle périodique ou annuel de la flotte pour identifier les véhicules en mauvais état et les conducteurs les moins soigneux, peut faire baisser les frais de remise en état de 30 %.

Sur ce point, la sensibilisation et la responsabilisation des conducteurs à travers un plan de prévention des risques routiers, peut aussi s’avérer être une clé pour réaliser des économies.

Cette dernière peut se faire à titre d’exemple, par une incitation financière en récompensant les conducteurs qui restituent les véhicules en bon état.

Related posts

Valeur résiduelle : Paramètre valorisant la revente

Houda TAZI

Véhicules d’occasion d’entreprise : Bien gérer la revente de son parc

David JEREMIE

Marché VO : La route est encore longue

David JEREMIE

Laisser un Commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Vous êtes prêt ! Inscrivez-vous à notre Newsletter

Découvrez la Newsletter FLOTOMOBIL

Chaque semaine retrouvez l'essentiel de l'actualité de la gestion des véhicules d'entreprises en vous inscrivant à la Newsletter FLOTOMOBIL :

Cette information ne sera pas partagée avec de tiers parties.