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5 août 2021
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Véhicules propres: Un passage obligé pour le Royaume ?

Rubrique verte

Les constructeurs automobiles poursuivent plus que jamais leur incursion dans le segment des voitures dites propres. Compte tenu des contraintes écologiques qui pèsent sur la planète, ces dernières finiront au fil du temps par s’imposer aux conducteurs, y compris dans le Royaume. Pure utopie ou processus inéluctable ? La machine est déjà en marche !

L’avenir de l’automobile passera-t-il forcément par le tout électrique, l’hybride ou l’hybride rechargeable ? Les probabilités sont très fortes. Faisant office de pionniers, Toyota a misé (avec succès) sur l’hybridation quand Renault et Nissan se sont pleinement et durablement engagés dans la voie de l’électrification.

Plusieurs constructeurs automobiles leur ont d’ailleurs emboîté le pas capitalisant, selon leurs stratégies commerciales respectives, sur les systèmes hybrides ou électriques. Mais il semble bien que l’électrique risque d’avoir à l’échelon mondial une longueur d’avance. Et celle-ci est à mettre au crédit de la Chine. En effet, l’empire du Milieu, premier marché mondial pour l’automobile, a fait de l’électrification son cheval de bataille.

Une volonté gouvernementale sachant le pays, s’il ne peut jamais rattraper son retard par rapport à l’Occident en matière de motorisations thermiques, dispose des matières premières, du potentiel industriel et financier pour dominer le segment du tout électrique.

Faut-il se souvenir qu’en juillet dernier, le constructeur suédois Volvo, propriété de Geely (le principal constructeur automobile chinois), déclarait vouloir disposer pour chaque véhicule de sa gamme une variante électrique. Le constructeur sino-suédois commercialisera entre 2019 et 2021, cinq véhicules entièrement électriques.

Aussi, les exemples attestant de la conversion récente de certains constructeurs chinois et internationaux pour l’arrivée du tout électrique dans leur gamme de véhicules sont légion.

Un marché quasi inexistant

L’État investit à cet égard plusieurs pistes possibles pour lutter contre la pollution dont la modernisation du parc roulant. Dans ce contexte, les véhicules propres ne peuvent être que les bienvenues.

Souhaitant contenir, voire réduire la pollution atmosphérique, la multiplication de mesures interdisant aux véhicules les plus polluants l’accès aux grandes métropoles constitue un autre levier favorable à la diffusion de modèles électriques.

Une stratégie environnementale qui gagnera à coups sûrs le Royaume sur le long terme, car à ce jour, les véhicules électriques ou hybrides sont loin de rencontrer le succès escompté, tant au niveau des entreprises que des particuliers.

Certes, la loi de Finances a exonéré de vignette les futurs propriétaires de voitures hybrides et électriques, une mesure parmi d’autres visant à encourager l’achat d’une voiture propre.

Par ailleurs, Renault-Nissan, Schneider-Electric et M2M Group ont constitué un consortium avec l’appui de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) destinée à développer un écosystème de mobilité plaçant le véhicule propre au cœur de la transformation énergétique du Maroc. Mais les incitations restent encore faibles et n’encouragent pas ce segment automobile à décoller.

Faut-il encore agir sur le plan de la fiscalité, du développement de plates-formes logistiques tout en vantant les bienfaits de cette technologie. Reste également l’installation des bornes qui requiert un véritable réseau et qui induit une volonté politique claire et précise.

La route est encore longue

Plusieurs opérateurs dont les Autoroutes du Maroc, Total ou Vivo Energy, surfent sur la vague tout écolo, proposant à leur clientèle des bornes de recharges

Certes, le pays mène une politique volontariste dans la transition énergétique avec un volet lié à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables et un volet efficacité énergétique qui se décline timidement dans le secteur de la mobilité.

Quelques initiatives dans ce secteur et des politiques volontaristes permettent aujourd’hui de réduire les émissions polluantes dans certains centres urbains comme c’est le cas actuellement à Marrakech qui s’est doté d’une flotte de bus électriques.

Quelques initiatives contributives ont été prises récemment : c’est le cas des Autoroutes du Maroc (ADM) qui, pour anticiper la transition vers le véhicule vert, tente de créer les conditions de la mobilité électrique.

L’opérateur a annoncé qu’une première phase de mise en place de bornes de recharge par station sera mise en œuvre durant le premier trimestre de cette année sur l’axe Tanger-Agadir. Faut-il se souvenir également que le constructeur automobile chinois BYD a annoncé la prochaine implantation d’une usine de voitures électriques à Tanger.

Un protocole d’accord, signé en décembre en présence de Sa Majesté le roi Mohammed VI, prévoit la construction de trois autres usines : batteries électriques, bus et camions électriques et aussi trains électriques.

Des avancées qui s’inscrivent dans une dynamique nationale importante qui, espérons-le, portera ses fruits pour développement de la voiture écologique.

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